• Montessorien(ne) Enthousiaste
      16 juin 2021 at 14 h 06 min #23637

      Bonjour,

      Je me suis aperçu que dans les périodes sensible que Maria Montessori avait repéré il n’y a pas les mathématiques.

      N’y en a t-il pas ?

      Est ce que les neurosciences en ont repéré ?

      Merci 😉

    • Lucie Tisset
      16 juin 2021 at 14 h 06 min #23638

      Effectivement les sciences mathématiques ne sont pas incluses dans les périodes sensibles identifiées par M. Montessori.

      Dans la même idée, on peut s’étonner que la motricité de la main – fondamentale dans la vision qu’a Montessori de la construction de l’intelligence – ne soit pas distinguée de la marche  : ces deux compétences sont regroupées dans la même période sensible du mouvement, alors qu’on peut constater dans le développement de l’enfant combien ces intérêts cohabitent et ne sont pas exclusifs l’un de l’autre. Il est vrai que dans son approche finaliste, la marche ne serait pour Montessori qu’un moyen pour accéder à la libération de la main, approche qui est en friction avec la vision essentiellement Darwinienne qui préside aux sciences actuelles.

      Il est intéressant aussi de noter la proposition d’une période sensible liée au contrôle émotionnel, dont on sait maintenant que celui-ci est étroitement lié au développement du cortex préfrontal dont la maturation est tardive. 

      Mais, vous noterez que la Dottoressa 😉 cite également des périodes non relevées dans celles qu’elle a elle-même répertoriées dans son livre «L’esprit Absorbant», Paris, Desclée de Brouwer, 2014, p.43 . « Chaque organe, ici aussi, s’est développé indépendamment des autres ; c’est ainsi qu’arrivent à se déterminer le langage, la possibilité de calculer les distances, l’orientation dans le milieu… ».

      A notre sens, M. Montessori voit les mathématiques comme partie intégrante de toutes les activités et c’est pour cela qu’elle ne les distinguerait pas.

      En effet, l’enfant écrira aussi bien des lettres que des chiffres, et comprendra les concepts d’opérations à travers le matériel de vie sensorielle (par exemple l’addition avec la tour rose, la commutativité avec les perles, etc…).

      Quelles que soient l’étendue de ces interrogations et distinctions, le concept de périodes sensibles – si on l’approche dans sa vision générale sans chercher à lui donner une rigueur scientifique qui pourrait être sujette à caution, se révèle précieux en ce qu’il ouvre des portes sur la vie psychique de l’enfant.

      Il propose des clés de lecture qui permettent d’élaborer des processus éducatifs en accord avec les besoins profonds de l’enfant, invitant à inverser le paradigme éducatif.

      • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par Lucie Tisset.
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